En ce dimanche 5 novembre, notre groupe de cinq Oxygénées va parcourir les mythiques 42km195, entre la Baie des Anges et la Croisette.

Voilà une épopée prometteuse qui débute deux à trois mois en amont. Elle est animée par un désir authentique qui donnera le ton de nos entraînements.

En ce qui me concerne, dès cette fin d’été, je tente d’inspirer ma foulée, par mes plongées littéraires avec le « peuple qui court* ». Mes motivations s’expriment et se réalisent dans une alternance d’endurance, de fractionné et d’écoute de moi-même.  Sortie après sortie, mes limites sont ébranlées, je quitte ma zone de confort et je flirte avec le changement, non sans un certain plaisir.

Après cette solide préparation, nous voilà parmi 13330 coureurs, sur la promenade des Anglais. Je retrouve cette étrange fièvre au départ, qui présage que nous sommes tous prêts pour ce rendez-vous. Je saisis pleinement cet instant, où toutes les cinq, nous joignons nos souffles et notre volonté à cette seule et même vague de coureurs. Elle s’élance, nous emporte d’abord, puis doucement s’étend, se répand en écume, pour que chacune trouvions notre place.

Me voilà donc entrain de me laisser porter, au moins jusqu’au 20ème kilomètre. Je chemine et longe la côte. De Nice, en passant par Cagnes-sur-mer jusqu’au Cap d’Antibes, l’horizon  de la Méditerranée défile et m’accompagne. Il est d’abord léger, vaporeux, enthousiaste et musical. Il m’emplit d’allégresse, et je me sens alors impatiente de la rencontre qui se profile.

Elle a lieu aux abords d’Antibes, au cœur même du parcours. Le soleil révèle alors la beauté du paysage autant que l’entière sévérité du dénivelé. Je négocie les montées et tente de me préserver jusqu’au 30 ème kilomètre.  Alors, imperceptiblement, je me sens fébrile. Je voudrais de pas ciller face à la fatigue et aux raideurs qui submergent peu à peu mes membres. J’y suis. C’est elle que je cherche, cette frontière de moi-même, où je tente de découvrir et de faire émerger les ressources encore insoupçonnées, de mon second souffle.

Je concède ne pas l’avoir vraiment perçu sur le moment. Je pensais ne pas faiblir mais mon lot de contractures m’aura rappelé à ma simple humanité. Pourtant, le dépassement de soi est bien là. Il est dans la volonté à gérer les écueils et tenir quoi qu’il advienne la distance.

Ainsi, à nous cinq, nous avons su repousser nos limites pour terminer en marathoniennes.

Félicitations à vous toutes, Fabienne, Brigitte, Patricia et Donadelle. Nous pouvons nous montrer extrêmement fières de nous. Les acclamations du public, lors de notre défilé sur la Croisette de Cannes, étaient amplement méritées.

 

*Born to run, Christopher McDougall

Stéphanie D

 

Une réponse à Marathoniennes : Nice 2017

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Entraînements
Mardi 18h30Mouzon côté camping
Mercredi 18h30
Mois pairs : départ hippodrome
Mois impairs : départ MJC
Vendredi 18h30 (19h00 en août) Hippodrome
Dimanche 9h00
   Sortie de 1h30 à 2h
Semaine paire : route
Semaine impaire : trail
Septembre : Pessan
Octobre : Montegut
Novembre: La Fenière(Pavie)
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